Après une nuit de violences dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a publié une note, le mercredi 26 février 2025, pour condamner ces actes et exprimer sa solidarité avec les victimes. Mais au-delà des mots, beaucoup de questions restent sans réponse.
Dans sa déclaration, le CPT affirme avoir donné des instructions aux forces de l’ordre pour rétablir la sécurité et arrêter les coupables. Pourtant, il ne dit pas comment il compte y arriver. Aucune information sur l’envoi de nouveaux équipements ou sur des actions précises pour protéger la population. « On nous dit toujours la même chose après chaque attaque, mais rien ne change », regrette Michel, un habitant de Delmas 30.
La note ne mentionne pas le nombre exact de personnes touchées par ces violences. Pourtant, sur le terrain, des familles pleurent leurs proches, d’autres ont tout laissé derrière elles pour fuir. Beaucoup vivent dans l’angoisse, sans savoir où aller ni comment se protéger. Sans ces informations, il est difficile de mesurer l’ampleur de la souffrance et de trouver des solutions adaptées pour aider ceux qui en ont le plus besoin.
Le CPT appelle aussi la communauté internationale à aider Haïti à trouver une solution durable à la crise. Cela montre que l’État peine à agir seul et cherche du soutien extérieur. Mais sans un vrai plan de sécurité et des décisions fortes, la situation risque de s’aggraver.
Ainsi, la population haïtienne attende plus que des déclarations. Ils veulent des actions concrètes pour enfin retrouver un minimum de sécurité. En attendant, beaucoup vivent avec la peur d’une prochaine attaque, sans aucune certitude d’être protégés.
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